Les origines des génocides au Rwanda et en RDC

Par Konex


Introduction

La situation actuelle en RDC, dans la région du Kivu, découle de plusieurs conflits qui ont eu lieu depuis une vingtaine d’années dans la région des grands lacs africains. Ces multiples conflits sont liés les uns aux autres. De nouveaux seigneurs de la guerre prennent la relève de ceux qui accèdent au pouvoir. Cette courte présentation tente de résumer une situation très complexe. Ce que nous désirons souligner est que ces conflits ont engendré une culture de la guerre. Cette culture est un frein au développement démocratique et économique de cette région pourvue d’immenses richesses naturelles et humaines. La désorganisation et la multiplication des conflits engendrent malheur et pauvreté.
L’émergence  : les rebelles contre le dictateur, Ouganda, 1986.

Museveni le rebelle des années 1970 devient le président de l'Ouganda en 1986

Yoweri Museveni, ougandais d’origine, recrute et organise une force armée de 6000 hommes aux frontières de la Tanzanie, du Rwanda et de l’Ouganda. En 1986, la guérilla de Musevini, au tiers composée de Tutsis ougandais ou de Tutsis exilés du Rwanda, compose l’élite de la force qui renverse le président élu Obote. Parmi ces militaires d’origine rwandaise, plusieurs occuperont par la suite de hautes fonctions dans la nouvelle armée ougandaise. Paul Kagame est chef de la Sécurité. Museveni devient président de l’Ouganda et son officier de confiance Paul Kagamé participe à la fondation du FPR pour ensuite attaquer le Rwanda.

L’Offensive du FPR sur le Rwanda  de 1990 à 1993

En 1990, le FPR lance une offensive sur le Rwanda avec à sa tête Paul Kagamé. La force rebelle regroupe des Hutus et des Tutsis, elle se bat contre le régime du parti unique du président du Rwanda Juvénal

Le rebelle Kagamé de 1990 deviendra président du Rwanda en 1996
Le rebelle Kagamé de 1990 deviendra président du Rwanda
Habyarimana. En 1990, les distinctions ethniques ne sont pas un enjeu dans la région.  Kagamé intègre des hutus dans sa force combattante de la même manière que des Tutsis servent dans l’armée gouvernementale du Rwanda. Cependant, les combats entre l’armée rwandaise et les rebelles ougandais du FPR, et le climat d’insécurité qui en découle, font renaître les tensions ethniques au sein des forces combattantes et de la population civile.
Néanmoins, suite à des pourparlés, les Hutus de l’opposition et les Tutsis conviennent qu’ils luttent contre le régime à parti unique du président Habyarimana et souhaitent une pluralité de la représentation démocratique.  En 1993, le président rwandais signe les accords d’Arusha et consent au multipartisme au Rwanda. Les nouveaux accords permettent des élections libres. C’est la fin politique de la dictature au Rwanda et du même coup, le FPR a gagné au point de vue politique. Les concessions de Habyarimana permettent au FPR d’intégrer le Rwanda.
La tengente ethnique de 1993. La Bombe du Burundi
Melchior Ndadaye, premier président élu démocratiquement est assassiné 4 mois après son assermentation
Melchior Ndadaye, premier président élu démocratiquement est assassiné 4 mois après son assermentation

Le 1er juin 1993, Melchior Ndadaye, un Hutu, remporte, dès le premier tour, la première élection présidentielle au suffrage universel de l’histoire du Burundi, en ayant obtenu 64,79 % des suffrages. Le Burundi est un pays composé aux proportions ethniques similaires à celles du Rwanda, 90 % Hutus, 10 % Tutsis. Le premier président hutu élu démocratiquement ne fait pas 4 mois. Melchior Ndadaye est assassiné et de nombreuses personnalités politiques hutues perdent la vie au cours d’un coup d’État sanglant dans la nuit du 20 au 21 octobre 1993. Ce coup de force va déchaîner des violences inter-ethniques dans tout le Burundi, déclenchant une guerre civile, qui fera, selon les estimations, entre 50.000 (chiffre avancé par la Commission internationale d’enquête des ONG) et 100.000 morts.  Ces 50 000 à 100 000  victimes au Burundi passent inaperçues pour ce qui est de la communauté internationale mais ils influencent la construction de la politique intérieure du Rwanda. Les Tutsis du Burundi dominent la sphère publique et l’armée et se livrent impunément à la répression des hutus.

La préparation du génocide au Rwanda

En 1993, les Hutus et Tutsis croyaient à la naissance de la démocratie en leur pays. Cependant, le coup d’état d’octobre 1993 contre le premier président Hutu du Burundi laisse un goût amer dans la bouche des Hutus dans l’ensemble de la région des Grands Lacs. C’est l’étincelle qui allume le feu des haines ethniques. Les Hutus rwandais appréhendent une dictature des Tutsis qui contrôlent déjà l’Ouganda au nord, et le Burundi au sud. Le coup d’état sanglant du Burundi révèle la fragilité du processus démocratique car la

Carte de la région des Grands Lacs - Afrique
Carte de la région des Grands Lacs – Afrique

communauté internationale ne réagit nullement à la situation au Burundi et aux milliers de morts. Le Hutu power devient convaincu que la région est oubliée par la communauté internationale. Il y a mise en place d’un plan pour exterminer la menace Tutsi et les opposants du régime Habyarimana.

Le génocide au Rwanda en 1994

Le 6 avril 1994, le président du Rwanda et le nouveau président hutu du Burundi, élu démocratiquement, perdent la vie lorsque leur avion est abattu par des membres du FPR. C’est le début du génocide.

Le colonel Théoneste BAGOSORA, voit l’occasion d’une prise de pouvoir et ordonne l’application du plan de génocide. Il croit pouvoir  profiter de cette situation de chaos pour instaurer un gouvernement de transition, une platte forme parfaite pour devenir le nouveau chef politique du Rwanda. Toutes les ressources disponibles, militaire, politique et civiles sont mobilisées pour faire une nettoyage ethniques et sont coordonnées par la radio nationale, seul poste émetteur capable de couvrir l’ensemble du pays.

La force de maintien de la paix de l’ONU est la seule présence militaire en mesure de limiter les exactions. Cependant, le commandant de la force et le représentant de l’ONU ont un dialogue difficile.

Le général Roméo DALLAIRE, commandant de la force de maintien de la paix au Rwanda pour l’ONU, en est à son premier commandement opérationnel en situation de conflit. Il a été envoyé au Rwanda afin de parfaire son CV militaire dans le but d’intégrer la haute hiérarchie militaire du Canada. Il manque une expérience militaire signifiante à ce général qui n’a jamais vécu un conflit signifiant, il a nulle expérience aussi de l’Afrique et des opérations de l’ONU. Le général reçoit son baptême du feu au Rwanda.

Ce livre percutant est passé inaperçu sur la scène internationale

Dans le livre, Le patron de Dallaire parle : Révélations sur les dérives d’un général de l’ONU au Rwanda, le politicien d’expérience camounerais Jacques-Roger Booh-Booh décrit les nombreuses erreurs du général canadiens au Rwanda. Ce livre, commis par un africain très instruit, passe inaperçu, un des seuls regards de l’Afrique sur cette tragédie.

Lors du génocide rwandais, les milices Hutus exécutent le plan de génocide tandis que les révolutionnaires Tutsis exercent des représailles meurtrières. La population civile est victimes des armes et des règlements de compte, ce qui occasionne près de huit cent mille morts et plus de 1 million de déplacés. Une personne sur cinq quitte le Rwanda pour s’exiler dans l’un des pays voisins. La population rwandaise est divisée, brutalisée et terrorisée. Il n’y a pas de bon et de méchant, il y a seulement des hommes en armes qui créent une situation de chaos et d’horreur.

Exportation des massacres vers la RDC

Les faits démontrent que la culture de la guerre, la soif de pouvoir et le

Les déplacées du Congo
Les massacres rwandais sont exportés au Congo, 5 millions de morts en 10 ans

commerce illicite des mines, qui profitent aux multinationales occidentales et asiatiques se souciait peu de la vie humaine. Un récent rapport de l’ONU tend à démontrer que les les anciens révolutionnaires Tutsi, une fois au pouvoir à Kigali, poursuivait un certain nettoyage ethnique en RDC.

Dès 1995, des congolais dénoncent la situation mais leur voie est obscurcie par les grands médias et les discours officiels de l’ONU. Le Rwanda, avec sa nouvelle élite Tutsi, anglophone et proaméricaine, va occuper l’espace médiatique de l’occident tandis qu’au Canada le déficient général Dallaire devient un héros. Ils diffusent une histoire officielle tandis que la RDC bascule sous le règne des armes, du viol et du vol.

Une autre preuve de la manipulation médiatique.

Origines des génocides au Rwanda et au Congo

Par Konex

Résumé des origines de la guerre en RDC dans la région du KIvu

Introduction

La situation actuelle en RDC, dans la région du Kivu, découle de plusieurs conflits qui ont eu lieu depuis une vingtaine d’années dans la région des grands lacs africains. Ces multiples conflits sont liés les uns aux autres. De nouveaux seigneurs de la guerre prennent la relève de ceux qui accèdent au pouvoir. Cette courte présentation tente de résumer une situation très complexe. Ce que nous désirons souligner est que ces conflits ont engendré une culture de la guerre. Cette culture est un frein au développement démocratique et économique de cette région pourvue d’immenses richesses naturelles et humaines. La désorganisation et la multiplication des conflits engendrent malheur et pauvreté.
L’émergence  : les rebelles contre le dictateur, Ouganda, 1986. 

Museveni le rebelle des années 1970 devient le président de l'Ouganda en 1986

Yoweri Museveni, ougandais d’origine, recrute et organise une force armée de 6000 hommes aux frontières de la Tanzanie, du Rwanda et de l’Ouganda. En 1986, la guérilla de Musevini, au tiers composée de Tutsis ougandais ou de Tutsis exilés du Rwanda, compose l’élite de la force qui renverse le président élu Obote. Parmi ces militaires d’origine rwandaise, plusieurs occuperont par la suite de hautes fonctions dans la nouvelle armée ougandaise. Paul Kagame est chef de la Sécurité. Museveni devient président de l’Ouganda et son officier de confiance Paul Kagamé participe à la fondation du FPR pour ensuite attaquer le Rwanda.

L’Offensive du FPR sur le Rwanda  de 1990 à 1993

En 1990, le FPR lance une offensive sur le Rwanda avec à sa tête Paul Kagamé. La force rebelle regroupe des Hutus et des Tutsis, elle se bat contre le régime du parti unique du président du Rwanda Juvénal

Le rebelle Kagamé de 1990 deviendra président du Rwanda en 1996
Le rebelle Kagamé de 1990 deviendra président du Rwanda
Habyarimana. En 1990, les distinctions ethniques ne sont pas un enjeu dans la région.  Kagamé intègre des hutus dans sa force combattante de la même manière que des Tutsis servent dans l’armée gouvernementale du Rwanda. Cependant, les combats entre l’armée rwandaise et les rebelles ougandais du FPR, et le climat d’insécurité qui en découle, font renaître les tensions ethniques au sein des forces combattantes et de la population civile.
Néanmoins, suite à des pourparlés, les Hutus de l’opposition et les Tutsis conviennent qu’ils luttent contre le régime à parti unique du président Habyarimana et souhaitent une pluralité de la représentation démocratique.  En 1993, le président rwandais signe les accords d’Arusha et consent au multipartisme au Rwanda. Les nouveaux accords permettent des élections libres. C’est la fin politique de la dictature au Rwanda et du même coup, le FPR a gagné au point de vue politique. Les concessions de Habyarimana permettent au FPR d’intégrer le Rwanda.
La tengente ethnique de 1993. La Bombe du Burundi
Melchior Ndadaye, premier président élu démocratiquement est assassiné 4 mois après son assermentation
Melchior Ndadaye, premier président élu démocratiquement est assassiné 4 mois après son assermentation

Le 1er juin 1993, Melchior Ndadaye, un Hutu, remporte, dès le premier tour, la première élection présidentielle au suffrage universel de l’histoire du Burundi, en ayant obtenu 64,79 % des suffrages. Le Burundi est un pays composé aux proportions ethniques similaires à celles du Rwanda, 90 % Hutus, 10 % Tutsis. Le premier président hutu élu démocratiquement ne fait pas 4 mois. Melchior Ndadaye est assassiné et de nombreuses personnalités politiques hutues perdent la vie au cours d’un coup d’État sanglant dans la nuit du 20 au 21 octobre 1993. Ce coup de force va déchaîner des violences inter-ethniques dans tout le Burundi, déclenchant une guerre civile, qui fera, selon les estimations, entre 50.000 (chiffre avancé par la Commission internationale d’enquête des ONG) et 100.000 morts.  Ces 50 000 à 100 000  victimes au Burundi passent inaperçues pour ce qui est de la communauté internationale mais ils influencent la construction de la politique intérieure du Rwanda. Les Tutsis du Burundi dominent la sphère publique et l’armée et se livrent impunément à la répression des hutus.

La préparation du génocide au Rwanda

En 1993, les Hutus et Tutsis croyaient à la naissance de la démocratie en leur pays. Cependant, le coup d’état d’octobre 1993 contre le premier président Hutu du Burundi laisse un goût amer dans la bouche des Hutus dans l’ensemble de la région des Grands Lacs. C’est l’étincelle qui allume le feu des haines ethniques. Les Hutus rwandais appréhendent une dictature des Tutsis qui contrôlent déjà l’Ouganda au nord, et le Burundi au sud. Le coup d’état sanglant du Burundi révèle la fragilité du processus démocratique car la

Carte de la région des Grands Lacs - Afrique
Carte de la région des Grands Lacs – Afrique

communauté internationale ne réagit nullement à la situation au Burundi et aux milliers de morts. Le Hutu power devient convaincu que la région est oubliée par la communauté internationale. Il y a mise en place d’un plan pour exterminer la menace Tutsi et les opposants du régime Habyarimana.

Le génocide au Rwanda en 1994

Le 6 avril 1994, le président du Rwanda et le nouveau président hutu du Burundi, élu démocratiquement, perdent la vie lorsque leur avion est abattu par des membres du FPR. C’est le début du génocide.

Le colonel Théoneste BAGOSORA, voit l’occasion d’une prise de pouvoir et ordonne l’application du plan de génocide. Il croit pouvoir  profiter de cette situation de chaos pour instaurer un gouvernement de transition, une platte forme parfaite pour devenir le nouveau chef politique du Rwanda. Toutes les ressources disponibles, militaire, politique et civiles sont mobilisées pour faire une nettoyage ethniques et sont coordonnées par la radio nationale, seul poste émetteur capable de couvrir l’ensemble du pays.

La force de maintien de la paix de l’ONU est la seule présence militaire en mesure de limiter les exactions. Cependant, le commandant de la force et le représentant de l’ONU ont un dialogue difficile.

Le général Roméo DALLAIRE, commandant de la force de maintien de la paix au Rwanda pour l’ONU, en est à son premier commandement opérationnel en situation de conflit. Il a été envoyé au Rwanda afin de parfaire son CV militaire dans le but d’intégrer la haute hiérarchie militaire du Canada. Il manque une expérience militaire signifiante à ce général qui n’a jamais vécu un conflit signifiant, il a nulle expérience aussi de l’Afrique et des opérations de l’ONU. Le général reçoit son baptême du feu au Rwanda.

Ce livre percutant est passé inaperçu sur la scène internationale

Dans le livre, Le patron de Dallaire parle : Révélations sur les dérives d’un général de l’ONU au Rwanda, le politicien d’expérience camounerais Jacques-Roger Booh-Booh décrit les nombreuses erreurs du général canadiens au Rwanda. Ce livre, commis par un africain très instruit, passe inaperçu, un des seuls regards de l’Afrique sur cette tragédie.

Lors du génocide rwandais, les milices Hutus exécutent le plan de génocide tandis que les révolutionnaires Tutsis exercent des représailles meurtrières. La population civile est victimes des armes et des règlements de compte, ce qui occasionne près de huit cent mille morts et plus de 1 million de déplacés. Une personne sur cinq quitte le Rwanda pour s’exiler dans l’un des pays voisins. La population rwandaise est divisée, brutalisée et terrorisée. Il n’y a pas de bon et de méchant, il y a seulement des hommes en armes qui créent une situation de chaos et d’horreur.

Exportation des massacres vers la RDC

Les faits démontrent que la culture de la guerre, la soif de pouvoir et le

Les déplacées du Congo
Les massacres rwandais sont exportés au Congo, 5 millions de morts en 10 ans

commerce illicite des mines, qui profitent aux multinationales occidentales et asiatiques se souciait peu de la vie humaine. Un récent rapport de l’ONU tend à démontrer que les les anciens révolutionnaires Tutsi, une fois au pouvoir à Kigali, poursuivait un certain nettoyage ethnique en RDC.

Dès 1995, des congolais dénoncent la situation mais leur voie est obscurcie par les grands médias et les discours officiels de l’ONU. Le Rwanda, avec sa nouvelle élite Tutsi, anglophone et proaméricaine, va occuper l’espace médiatique de l’occident tandis qu’au Canada le déficient général Dallaire devient un héros. Ils diffusent une histoire officielle tandis que la RDC bascule sous le règne des armes, du viol et du vol.

Une autre preuve de la manipulation médiatique.

Les dérives de DALLAIRE au Rwanda

Voici un ouvrage intéressant pour comprendre le génocide au Rwanda et l’inefficacité de l’ONU.

Ce livre percutant est passé inaperçu sur la scène internationale

Téléphones mobiles meurtrier en RDC – Global Witness dénonce la violence…

Source et auteur : Global Witness

Les métaux contenus dans les téléphones mobiles servent à financer une guerre d’une grande brutalité au Congo

Press Release – 15/02/2010

Les métaux contenus dans des appareils électroniques utilisés au quotidien, tels que les téléphones mobiles et les ordinateurs, sont exploités illégalement en République démocratique du Congo (RDC) et financent un conflit responsable de millions de morts, a déclaré Global Witness le jour de l’ouverture du Congrès mondial de la téléphonie mondiale qui se tient à Barcelone.

Malgré toute une série de rapports de haut niveau publiés par les Nations Unies qui renseignent sur les liens entre les minerais et le conflit, les entreprises qui réalisent des bénéfices colossaux grâce à la vente de téléphones mobiles et d’autres appareils électroniques ne font pratiquement rien pour s’assurer que les composants de leurs produits ne proviennent pas de régions contrôlées par des groupes armés.

« Il est grand temps que les entreprises du secteur de l’électronique démontrent qu’elles prennent au sérieux l’élimination des minerais du conflit de leurs chaînes d’approvisionnement », a déclaré Daniel Balint-Kurti, chargé de campagne pour Global Witness. « Cela signifie qu’il leur faut exiger des fournisseurs qui s’approvisionnent en minerais de RDC qu’ils déclarent exactement de quelle mine proviennent ces minerais, et effectuer des contrôles ponctuels et des audits afin d’appuyer ces déclarations. Si les entreprises ne peuvent s’assurer que leurs minerais ne participent pas au financement du conflit, elles ne devraient pas en acheter ».

Les principales parties belligérantes de l’est du Congo – y compris la milice des FDLR, liée au Rwanda, et l’armée gouvernementale – contrôlent une large part du commerce lucratif de minerais servant à produire de l’étain, du tantale et du tungstène, ainsi que du commerce de l’or. Ces groupes commettent d’atroces atteintes contre la population civile, y compris des meurtres de masse, des viols, des actes de torture et un recrutement forcé.

Des sociétés internationales de transformation achètent des minerais à des comptoirs congolais, lesquels se procurent ces minerais dans des zones détenues par des groupes armés et des unités militaires. Les entreprises du secteur de l’électronique pourraient contribuer à éliminer cette pratique en exigeant des sociétés de transformation qu’elles prouvent que leurs produits ne participent pas au financement du conflit, faute de quoi la vente n’aura pas lieu. Cependant, peu de ces entreprises, pour ne pas dire aucune, n’a pris de telles mesures. Certaines affirment que leurs chaînes d’approvisionnement sont tout simplement trop complexes pour pouvoir être suivies de si près, mais les travaux de recherche menés par des ONG (organisations non gouvernementales) et des enquêteurs des Nations Unies indiquent que cet argument n’est pas valable.

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a récemment adopté une résolution qui prépare le terrain en vue de l’imposition d’un gel des avoirs et d’une interdiction de déplacement envers les entreprises qui soutiennent des groupes armés dans l’est du Congo grâce au commerce illicite de minerais. Étant donné la réticence des entreprises internationales à assumer leurs responsabilités, Global Witness demande instamment au Conseil de sécurité de commencer à imposer ces sanctions ciblées à toutes celles qui n’auront pas mis de l’ordre dans leurs pratiques.

« Les consommateurs ont le droit de savoir que les produits qu’ils achètent n’alimentent pas des crimes contre l’humanité », a précisé Balint-Kurti. « Les marques de l’électronique et d’autres entreprises qui emploient des minerais du conflit se retrouve en face d’une alternative claire: démontrer leur leadership ou se retrouver confrontées à l’indignation du public. »

Fin

Contact : Daniel Balint-Kurti +44 207 492 5872 ou Mike Davis +44 207 492 5893 ou +44 7872 600 860

* Les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) sont une milice composée essentiellement de Hutus qui compterait parmi ses membres des responsables du génocide rwandais de 1994.

Rapport de situation sur la région du Kivu en RDC

Rapport sur la situation du Kivu en République Démocratique du Congo

Par Konex

Introduction

Depuis 1998 la République Démocratique du Congo RDC (ou anciennement le

Carte du Congo

Carte du Congo

Zaïre) est le lieu de conflits interminables qui ont fait environ 5 millions morts selon OXFAM, ce qui en fait le conflit le plus meurtrier depuis la seconde guerre mondiale.

Cette catastrophe humanitaire se déroule dans l’indifférence totale. Les médias ne s’intéressent pas aux enjeux qui se déroulent dans cette région difficile d’accès, sans infrastructure et d’où on extrait des milliers de tonnes de minéraux à peu de frais au profits de grandes entreprises multinationales.

La situation actuelle (février 2010)

Un camp de réfugié au Kivu

Selon un communiqué de l’ONU, le 5 février 2010, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) a fait part vendredi de sa préoccupation concernant les incursions de groupes armés dans des camps de déplacés dans les provinces du Nord et Sud Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

Violence contre les travailleurs humanitaires

Ainsi, le 15 janvier, dans le Nord Kivu, des éléments armés ont pris possession d’un camion appartenant à une organisation humanitaire, l’ont utilisé pour une incursion dans le camp de déplacés de Muhanga (territoire de Masisi), et ont fait usage de la violence contre des travailleurs humanitaires pour voler leurs effets personnels. « Cet incident a interrompu la distribution de denrées non alimentaires », a souligné l’OCHA.

Meurtres et recrutement dans les camps de réfugier

Dans un incident séparé le 21 janvier dans le Nord Kivu, une incursion armée par des membres présumés des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) a eu lieu dans le camp de Nyange. Trois personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées. Selon des déplacés vivant dans le camp, l’incursion était destinée à recruter des hommes pour les forcer à travailler pour les FDLR.

Des milliers de civils fuient leur village pour se réfugier dans les camps

« Nous avons enregistré des déplacés nouvellement arrivés dans des camps situés autour de Kitchanga au nord-ouest de Goma. Cette toute dernière vague de déplacement porte le chiffre total de la population des camps à 116 000 déplacés internes », a dit un porte-parole du HCR.

Les milices armées violent, pillent et brûlent les maisons

Le gouvernement congolais a lancé plusieurs offensives en 2009 visant à neutraliser la milice des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Cependant d’autres milices et groupes armés tirent avantage de cette situation en attaquant des civils, en pillant des biens, en commettant des viols et en brûlant des maisons.

Environ 2 000 000 de personnes dans l’Est du Kivu  ont fuit  leur demeure

Selon le HCR, on compte quelque 2,1 millions de déplacés internes au total

La population en fuite croise une colone de chars de l'armée en retraite.

dans l’est de la RDC, où la population locale fait régulièrement état de harcèlement, d’abus des droits de l’homme, de viols et d’intimidations menés à l’encontre des civils.

Pourquoi cette région si riche en ressources subit une telle violence ?

La situation actuelle démontre qu’une population civile vit à la merci de groupes armées. Cette région possède de grandes ressources naturelles et était considérée comme le grenier de la RDC car l’agriculture y est facile et les récoltes abondantes. L’insécurité causée par les groupes armés ne permet plus aux habitants de cultiver leurs terres. Le climat de terreur fait que les paysans fuient leurs village pour se réfugier dans des camps aménagé par l’aide humanitaire.

Pourquoi l’occident n’est pas informée sur cette situation, pourquoi un tel silence médiatique tandis que des milliers de tonnes de minerais est volé en RDC, tandis que des populations civiles subissent un régime de terreur, tandis qu’on exporte illégalement des armes dans cette région, tandis qu’une région autonome et exportatrice sur le plan alimentaire devient dépendant de l’aide alimentaire mondiale(dumping de denrée).

Origine de cette terreur interminable

En 1996, Laurent Désiré Kabila est à la tête de groupes armés soutenu par l’Ouganda et le nouveau pouvoir au Rwanda et il a comme objectif de prendre

Kagamé devient président du Rwanda en 1996, formé dans des écoles militaire aux États-Unis, il maîtrise l'art de la guerre et des affaires

la région de l’Est du Congo (Kivu) qui est très riche en minerais de toutes sorte (Coltan)..

En 1998, Laurent Désiré Kabila devient le nouveau président du Congo et il tente de réunifier les congolais. Il demande à ses anciens lieutenants, chef de groupes armées, de retourner en Ouganda et au Rwanda. Ces groupes armés ne partiront pas et prendront le contrôle de l’Est du Congo. De plus, plusieurs compagnies chinoises, américaines, françaises et anglaises écoulent leur stock d’arme dans cette région. Les négociants profitent de l’absence de pouvoir du gouvernement congolais et échangent le minerais contre des armes et un peu d’argent Les groupes armées instaurent un régime de terreur. La population civile en est la principale victime.

Dix années à appliquer la méthode de la terreur

Depuis 1998, les groupes armés de l’Est du Congo exercent un régime de terreur sur la population civile. Les pratiques meurtrières des anciens génocidaires du Rwanda, en fuite au Congo, contaminent les divers groupes armées. Les pratiques guerrières de ces milices s’exercent contre les populations civile.

Le viol comme arme de guerre

Le viol des femmes est pratiqué d’une façon systématique et est utilisé comme arme de guerre. Cette pratique s’exerce aussi de plus en plus sur les hommes, en 2009,  10% des victimes de viol serait des hommes. Il s’agit d’humilier, de dominer et de briser la victime. Selon l’ONU, 200 000 femmes ont été violées depuis 1996 dans la région du Kivu, soit une moyenne de 40 viols par jour pour une population équivalente à celle du Québec. Pour 2009, l’ONU estime que 8 000 femmes ont été violées dans l’Est du Congo.

Économie de guerre et corruption

Une économie de guerre a été imposée dans le Kivu. Depuis 1996, les armées rwandaises et ougandaise ont financé leur lutte en vidant les mines, les fermes et les banques de l’Est du Congo, ce qui a permis de financer le miracle économique du Rwanda et de l’Ouganda. Les armées rwandaise et ougandaise ont laissé la place en 2002 aux milices locale qui survivent grâce à l’exploitation illégale des mines, de la forêt et aux « impôts arbitraires » imposés aux populations locales.

Pour survivre, le population participe de plus en plus à ces échanges illégaux où la corruption et les liens d’intérêts mutuels deviennent une norme. La pauvreté et la misère engendré par la guerre oblige la population à survivre en travaillant et en participant à ce système de pillage. La RDC se vide de ses richesses naturelles au profits de ses voisins.

Des conditions humaines dégradantes : 5 000 000 de morts en 14 ans

Cette situation dégradante de la condition humaine aurait fait environ 5 000 000 de morts au cours des 14 dernières années. L’ONU est présente et des ONG tentent de soutenir la population , environ 6 000 000 de personnes pour le Nord et Sud Kivu.

Et si  cela arrivait au Québec…

Imaginez que des bandes armées contrôlent le Québec, que votre soeur est violée, que votre blonde est violée, que votre père a été assassiné d’une balle dans la tête devant vous car il s’opposait, que votre petit frère a été kidnappé pour devenir un enfant soldat et qu’un milicien ivre et dopé vous oblige au bout de son canon à travailler au pic et à la pelle à extraire de l’amiante. Quel serait votre réaction. Est-ce que vous souhaiteriez que quelqu’un intervienne?

Cela se passe en RDC depuis plus de 14 ans dans l’indifférence totale

La survie des enfants du Kivu dépend de l'aide alimentaire

La population lance des pierres sur un char de l'ONU dont la mission est de protéger la population civile.

Des combats violents entre rebelle et les forces gouvernementales détruisent les villages

Une part infime de rebelles, pillards et violeurs sont arrêtés.

Le poids des jeux olympiques sur la géopolitique

Le poids des Olympiques sur la géopolitique mondiale

De 2008 à 2010

Cet article a été initié lors des jeux olympiques de 2008.  Il rapporte comment la Russie a utilisé la période des jeux de Athènes pour déstabiliser la Georgie pendant que les médias  focussaient sur les exploits  sportifs des Olympiques.

L'OTAN profite du blocus médiatique des Jeux olympiques pour lancer une vaste offensive contre un bastion taliban

En 2010, le jour même de l’ouverture des jeux olympiques,  l’OTAN annonce sa plus importante  offensive contre le bastion Taliban de la province de Helmand . Ainsi, les pertes de vie des soldat vont accaparer moins l’attention du public.

Est-ce-que les JO ont une influence sur la planification stratégique des États et des Médias ? Certes que OUI

Article de 2008

Alors que les jeux Olympiques ouvrent les compétitions athlétiques, la Russie se lance en guerre contre la Géorgie pour freiner l’avancée politique des États-Unis dans la région. Quelques autres états vont peut-être profiter de  l’ondée médiatique olympique pour résoudre des problèmes médiatiquement délicats.

209 mexicains tués à la frontière de l’Arizona en 2009 : Le Mexique est profondément inquiet.

209 Mexicains tués à la frontière de l’Arizona en 2009, la naissance du totalitarisme aux États-Unis

Par Konex

Voici un fait troublant sur la réalité d’aujourd’hui aux Amériques

Le ministre des Affaires étrangères du Mexique a exprimé sa profonde

Plan du mur entre les États-Unis et le Mexique et lkes points de passage.

inquiétude après la mort d’un citoyen mexicain lundi le 4 janvier 2010, le long de la frontière de l’état américain de l’Arizona.

Lors d’une conférence de presse, le 6 janvier, la police du comté de Cochise en Arizona, a affirmé que la patrouille frontalière suivait les traces d’un groupe de trois Mexicains avec des chiens lorsque est survenu l’incident. Les agents de la patrouille ont trouvé un homme de 28 ans caché dans un arbre. L’incident tragique a eu lieu au moment où l’homme tentait de prendre la fuite.

Voici la nouvelle réalité au sud des États-Unis

La police a aussi annoncé qu’au total 209 migrants  ont trouvé la mort ( ils ont probablement été abattus par la police des frontières ou leurs aidants ) en tentant de traverser la frontière avec l’Arizona en 2009. De plus, la police a arrêté 241 000 clandestins qui tentaient d’échapper aux mesures de contrôle du gouvernement des États-Unis.

Cette situation à la frontière entre le Mexique et les États-Unis soulève des questions

Les États-Unis construisent présentement un mur, une barrière hermétique, pour limiter l’immigration en provenance du Mexique. Les 209 morts en 2009 démontrent la violence et le peu de respect pour la vie de la part des agents frontaliers des États-Unis. Cela confirme la présence d’un système d’endoctrinement efficace des citoyens pour les amener à appliquer la loi sans aucun  jugement par rapport à la dignité humaine.  Est-ce que la population des États-Unis est soumise à un conditionnement ?

Le mur entre le Mexique et les États-Unis

Le mur entre les États-Unis et le Mexique

Quelle guerre justifie la mort de 209 personnes qui veulent voyager sans passer par les contrôles.

Cette situation ressemble à celle du mur de Berlin. Il y a un pouvoir autoritaire, policier et militaire qui contrôle les États-Unis. Les divers agents policiers du gouvernements américain tuent sans impunité simplement parce que des individus  désobéissent à leurs ordres. C’est la peine de mort en direct qui vous attend aux États-Unis lorsqu’un agent du gouvernement vous interpelle. Ce qui crée un climat de peur.

C’est le totalitarisme qui s’installe aux États-Unis et le Canada suit tranquillement.  Les États-Unis s’enferment dans un monde de sécurité, de peur et d’intolérance et où il n’y a plus de respect pour la vie humaine.  Cela ressemble fort bien à une dérive collective semblable à celle des Nazis il y a soixante ans.

Les États-Unis sont-ils entrain de se construire une prison ?

Les mutations économiques qui s’opèrent actuellement ne feront qu’amplifier et accélérer la dérive des États-Unis. Ce mur de protection contre les changements qui s’opèrent dans le monde deviendra-t-il une prison pour le peuple américain. Toutes les dérives sont possibles.

Konex

Vivre libre ou mourir, telle est la devise.... libre jusqu'à où ?

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