En 1990, le FPR lance une offensive sur le Rwanda avec à sa tête Paul Kagamé. La force rebelle regroupe des Hutus et des Tutsis, elle se bat contre le régime du parti unique du président du Rwanda Juvénal
Le 1er juin 1993, Melchior Ndadaye, un Hutu, remporte, dès le premier tour, la première élection présidentielle au suffrage universel de l’histoire du Burundi, en ayant obtenu 64,79 % des suffrages. Le Burundi est un pays composé aux proportions ethniques similaires à celles du Rwanda, 90 % Hutus, 10 % Tutsis. Le premier président hutu élu démocratiquement ne fait pas 4 mois. Melchior Ndadaye est assassiné et de nombreuses personnalités politiques hutues perdent la vie au cours d’un coup d’État sanglant dans la nuit du 20 au 21 octobre 1993. Ce coup de force va déchaîner des violences inter-ethniques dans tout le Burundi, déclenchant une guerre civile, qui fera, selon les estimations, entre 50.000 (chiffre avancé par la Commission internationale d’enquête des ONG) et 100.000 morts. Ces 50 000 à 100 000 victimes au Burundi passent inaperçues pour ce qui est de la communauté internationale mais ils influencent la construction de la politique intérieure du Rwanda. Les Tutsis du Burundi dominent la sphère publique et l’armée et se livrent impunément à la répression des hutus.
En 1993, les Hutus et Tutsis croyaient à la naissance de la démocratie en leur pays. Cependant, le coup d’état d’octobre 1993 contre le premier président Hutu du Burundi laisse un goût amer dans la bouche des Hutus dans l’ensemble de la région des Grands Lacs. C’est l’étincelle qui allume le feu des haines ethniques. Les Hutus rwandais appréhendent une dictature des Tutsis qui contrôlent déjà l’Ouganda au nord, et le Burundi au sud. Le coup d’état sanglant du Burundi révèle la fragilité du processus démocratique car la
communauté internationale ne réagit nullement à la situation au Burundi et aux milliers de morts. Le Hutu power devient convaincu que la région est oubliée par la communauté internationale. Il y a mise en place d’un plan pour exterminer la menace Tutsi et les opposants du régime Habyarimana.
Le génocide au Rwanda en 1994
Le 6 avril 1994, le président du Rwanda et le nouveau président hutu du Burundi, élu démocratiquement, perdent la vie lorsque leur avion est abattu par des membres du FPR. C’est le début du génocide.
Le colonel Théoneste BAGOSORA, voit l’occasion d’une prise de pouvoir et ordonne l’application du plan de génocide. Il croit pouvoir profiter de cette situation de chaos pour instaurer un gouvernement de transition, une platte forme parfaite pour devenir le nouveau chef politique du Rwanda. Toutes les ressources disponibles, militaire, politique et civiles sont mobilisées pour faire une nettoyage ethniques et sont coordonnées par la radio nationale, seul poste émetteur capable de couvrir l’ensemble du pays.
La force de maintien de la paix de l’ONU est la seule présence militaire en mesure de limiter les exactions. Cependant, le commandant de la force et le représentant de l’ONU ont un dialogue difficile.
Le général Roméo DALLAIRE, commandant de la force de maintien de la paix au Rwanda pour l’ONU, en est à son premier commandement opérationnel en situation de conflit. Il a été envoyé au Rwanda afin de parfaire son CV militaire dans le but d’intégrer la haute hiérarchie militaire du Canada. Il manque une expérience militaire signifiante à ce général qui n’a jamais vécu un conflit signifiant, il a nulle expérience aussi de l’Afrique et des opérations de l’ONU. Le général reçoit son baptême du feu au Rwanda.
Dans le livre, Le patron de Dallaire parle : Révélations sur les dérives d’un général de l’ONU au Rwanda, le politicien d’expérience camounerais Jacques-Roger Booh-Booh décrit les nombreuses erreurs du général canadiens au Rwanda. Ce livre, commis par un africain très instruit, passe inaperçu, un des seuls regards de l’Afrique sur cette tragédie.
Lors du génocide rwandais, les milices Hutus exécutent le plan de génocide tandis que les révolutionnaires Tutsis exercent des représailles meurtrières. La population civile est victimes des armes et des règlements de compte, ce qui occasionne près de huit cent mille morts et plus de 1 million de déplacés. Une personne sur cinq quitte le Rwanda pour s’exiler dans l’un des pays voisins. La population rwandaise est divisée, brutalisée et terrorisée. Il n’y a pas de bon et de méchant, il y a seulement des hommes en armes qui créent une situation de chaos et d’horreur.
Exportation des massacres vers la RDC
Les faits démontrent que la culture de la guerre, la soif de pouvoir et le
commerce illicite des mines, qui profitent aux multinationales occidentales et asiatiques se souciait peu de la vie humaine. Un récent rapport de l’ONU tend à démontrer que les les anciens révolutionnaires Tutsi, une fois au pouvoir à Kigali, poursuivait un certain nettoyage ethnique en RDC.
Dès 1995, des congolais dénoncent la situation mais leur voie est obscurcie par les grands médias et les discours officiels de l’ONU. Le Rwanda, avec sa nouvelle élite Tutsi, anglophone et proaméricaine, va occuper l’espace médiatique de l’occident tandis qu’au Canada le déficient général Dallaire devient un héros. Ils diffusent une histoire officielle tandis que la RDC bascule sous le règne des armes, du viol et du vol.
Une autre preuve de la manipulation médiatique.
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