Afrique, présentation générale

Afrique : Présentation générale

Par Konex

Un immence continent

Le continent africain, le deuxième plus vaste de la planète, possède une superficie de 30 millions de km2, soit plus de trois fois celle du Canada. Il rassemble plus d’une cinquantaine de pays dont la superficie moyenne est celle de la France.Carte de l'Afrique

Un climat varié et des écosystèmes diversifiés.

Le continent africain est traversé en son centre par l’équateur ce qui en fait un continent assez chaud et tempéré. Les zones d’habitat passent de la zone désertique à la zone humide en passant par la zone aride. Des vallées et des montagnes sont couvertes de forêts luxuriantes, nourries par des réseaux de fleuves, de rivières et de lacs. Des plaines souffrent à l’occasion de sévères sécheresses et reverdissent au passage de la pluie.  En fait, la diversité des écosystèmes de l’Afrique constitue une richesse pour la planète. Cependant, la situation économique difficile du continent menace la survie de plusieurs de ces écosystèmes.

Une population diversifiée

La population du continent africain a atteint, en 2009, le cap du milliard d’individus. Les linguistes ont répertoriées plus de deux milles langues locales. Les africains intègrent aussi, selon les régions, le français, l’anglais, le malgache, l’afrikaan, le portugais, l’arabe. Cette pluralité linguistique exprime aussi très bien la diversité des quelques milliers d’ethnies présentes sur le continent.

Une histoire  fait de changements brutaux

Pendant des milliers d’années l’Afrique avait une population stable d’environ 100 millions d’individus. En 1885, lors de la conférence de Berlin, les puissances occidentales se partagent le continent et tracent de nouvelles frontières. Cette nouvelle séparation politique et l’intensification de la « colonisation » occasionnent des changements brutaux ponctué de nombreux conflits dans une bonne part de l’Afrique. En à peine 100 ans, l’Afrique passe d’un mode de vie archaïque à Afro Punkl’âge du capitalisme et du cellulaire.

Un continent en mutation.

La diversité culturelle de l’Afrique en fait un continent où l’adaptation, la créativité et la débrouillardise sont essentielles à la survie. Certes, de nombreux conflits perturbent l’économie et l’ordre social ; les populations civiles subissent des injustices, les femmes sont victimes de viol systématique dans certaines régions (Kivu et Soudan). De plus, de nombreuses organisations religieuses profitent de la misère et de la pauvreté pour s’attirer des fidèles en offrant  une « illusion » d’éducation. Heureusement de nombreux organismes humanitaires, en coopération avec l’ONU, élaborent des projets de développement en partenariat avec les initiatives des populations locales et des gouvernements.

Les leaders africains veulent changer la situation.

Des milliers d’africains étudient en occident et retournent sur leur continent pour changer la situation. La population de l’Afrique se mobilise pour délaisser les conflits ethniques issus essentiellement de launion-africaine pauvreté et des disparités économiques liées au capitalisme sauvage. Le continent s’intègre tranquillement  à  la mondialisation et la démocratisation. Presque tous les pays se sont regroupés pour créer l’Union africaine, une formule similaire à celle de l’Union Européenne. Crée en 2002, cette union vise à établir une gouvernance démocratique, un développement économique et un climat de sécurité et de paix sur l’ensemble du territoire africain, cela dans des visées de développement durable.

Dégustation de bière : Czechvar, République Tchèque

Cette belle bière blonde est limpide et légèrement dorée. Elle possède une mousse mince et peu consistante.

Des arômes de fleurs des champs, d’agrumes et de citronnelle chatouillent le nez.

En bouche, la Czechvar est bien équilibrée. Elle possède une bonne amertume capable de contenter les amers buveurs tout en offrant un corps léger pour les buveurs de grande soif. Il manque un peu de céréale dans cette bière. La Czechvar de 2009, achetée à la SAQ au Québec, est une bière qui garde desapparences de grande qualité tout en offrant un profil assez commercial.

Il me semble que cette bière s’est transformée avec les années et qu’elle a perdue de sa typicité.  C’est un peu comme si on

Czechvar

achetait la reproduction d’un tableau de Riopelle. Cela paraît bien au premier regard mais lorsque l’on se rapproche pour observer les coups de pinceau, on s’aperçoit qu’il n’y apas de matière et que l’on est face à une pâle reproduction, sans incarnation de la matière vivante.

Konex

Dégustation de bière : Gaffel Koelsch

Cette bière, mise face à une source de lumière passe du doré au jaune pâle selon l’angle et l’intensité de la source lumineuse. La mousse tient à peine sur les parois du verre mais elle s’y accroche, un plus par rapport aux bières commerciales..

Le nez est fruité et léger. En bouche, il y a un équilibre entre le houblon, les

Gaffel

Gaffel

arômes et la rondeur de cette bière d’une belle complexité qui demeure d’une approche grand public.

La Gaffel possède une belle complexité qui demeure très abordable. Elle est d’une légèreté d’approche qui n’en fait pas aucunement une bière légère.

Cette bière est brassée selon les règles de la pureté allemande (en matière de bière), ce qui est un moyen de marketing efficace. Ce produits est de qualité indéniable. Est-ce que je l’aime et je l’adopte… ? Cela reste à voir. Mais c’est une belle découverte.

Dégustation de bière : Zelta, Aldaris, Lettonie.

Voici une nouvelle bière locale mise en marcher pour une distribution internationale. La Zelta, bière brassée en Lettonie,  offre une belle couleur dorée, la mousse tient bien sur le verre. Il y a beaucoup de céréales à l’origine de cette bière.

Zelta, brasserie Aldaris, Lettonie

Zelta, brasserie Aldaris, Lettonie

Les effluves dégagent des parfums d’agrumes, de cerises et de foin. Ce qui constitue un nez complexe.

Le houblonnage laisse cependant à désirer. Cette bière est maltée, trop à mon goût et manque de vieillissement pour en laisser ressortir tous les arômes.

Le Zelta ressemble presque à une bière de garde, elle possède un potentiel moyen à cet égard. Cependant, cette bière n’a pas atteint sa maturité pour nous offrir la plénitude de son grain. Elle apparait donc en bouche comme une bière bourrative et déséquilibrée.

Je vous suggère donc de laisser vieillir une caisse de 12 bouteilles et de déguster l’une de ces bières à chaque nouvelle saison. Je crois que la Zelta peut vous réserver des surprises au fils des années.  Sinon, consommée comme telle à la sauvette alors qu’elle vient de se retrouver sur les tablettes du marché mondial de la bière, elle risque de vous décevoir.

Par Konex

Susan Boyle représente-t-elle un changement dans nos valeurs.

Je suis ému par la performance de Susan Boyle. Sa voix est magnifique et elle représente un personnage authentique, reflet d’une vie ordinaire. Elle cache un immense talent, un don, une voix extraordinaire qui chante le mouvement profond de la mutation de nos sociétés.

Depuis des décennies, les médias ont construit des modèles quelque peu artificiels de l’artiste. Ces modèles ont créé une industrie de la consommation et de la transformation personnelle. Susan Boyle ne participe pas à cette voie qu’on lui impose. Elle se contente de vivre sa petite vie.

L’approche mercantile de l’idéologie du capitalisme a fortement influencé le développement de l’art, de la chanson et du statut d’artiste. L’industrie des arts crée des critères de beauté et d’esthétisme très éloignés de la condition humaine ordinaire. Susan Boyle représente une femme très ordinaire. Elle représente ce que la femme ne veut pas être car les médias nous ont dicté ce qu’était la beauté.

L’industrie des arts exige des facteurs de changement pour celles qui désirent exprimer leur art. Les artistes ont besoin de coiffeuse, esthéticienne, entraîneur, guru, mode, architecture, réseautage et de réseau de diffusion. Susan Boyle n’a rien de tout cela mais elle sait nous charmer par sa voix.

En fait, je pose une question : Susan Boyle est-elle si laide. Ne reflète-t-elle pas une certaine beauté ? Une beauté telle que les peintres romantiques la dessinait au 19e siècle.

Les starlettes modernes ne portent-t-elles des masques, adoptent des attitudes pour être des ouvrières de la chanson en échange du salaire d’une gloire médiatique. Susan Boyle offre sa voix et nous montre que l’on peut rêver tout en demeurant soi-même.

Il y a environ 4 ans, une jeune femme du Québec ressamblant quelque peu à Susan Boyle  a participé à un concours similaire et elle a gagné malgré tout. Cependant, d’énormes efforts ont été fait pour travailler le look de Marie Hélène Thibert, sa voix singulière est tranquilement tombée dans l’oubli.  Elle a intégré malheureusement l’autobus du showbusiness.

Certes, le système artistique va tenter de  modifier l’authenticité  de Susan Boyle afin d’en faire un produit industriel de l’art. Cependant, de plus en plus l’art reprend sa place dans le quotidien et l’âge mature de la chanteuse lui permettera peut-être de résister.

L’art de la chanson est fait pour les gens ordinaire et par les gens ordinaire et il procure  à tous un moment extraordinaire. C’est l’art qui est extraordinaire, non ceux qui le produise.

Toujours des combats au Kivu

Kivu : les combats se poursuivent dans l’indifférence

Par Konex

Le 8 avril, la ville d’Uvira a été attaquée dans la matinée par des assaillants qui seraient venus du Burundi voisin. La cible de cette attaque est un centre de détention. Environ deux cents détenus auraient été libérés. Les combats auraient fait une douzaine de mort, dont une femme civil.

Victime de la violence de la guerre

Victime de la violence de la guerre

La ville d’Uvira est la deuxième plus grande ville de la province du Sud-Kivu, en République démocratique du Congo. Les assaillants, qualifiés d’anciens Hutus génocidaires, seraient des membres de groupes armés violents qui utilisent les armes pour survivre dans cette région et tenter de reprendre un pouvoir et de répandre leur idéologie génocidaire.

De plus à Pinga au Nord du Kivu, ancienne place forte du commerce de minerais, la population demande également le renforcement des positions congolaises. Le soir, la majorité des villageois se réfugient devant la base de la MONUC afin d’y trouver une protection. La rumeur veut qu’une force de 1000 anciens hutus rwandais tente de reprendre leur position à Pinga et menace les civils.

Dans la région du Kivu, les forces combattantes hutues manquent de vivres et les soldats de l’armée nationale de la RDC n’ont pas été payés depuis trois mois et souffrent de la faim. Entre les combats, les soldats de toute allégeances tournent leurs armes vers les civils pour trouver à manger et ramasser quelques dollars ou objets de quelconque valeur.

Le pouvoir des armes et de l’argent du minerais parle dans cette région. L’absence d’assise politique solide profite aux vendeurs d’armes et à certaines compagnies. Mais les acteurs principaux, celui qui est devant le canon et celui qui est derrière, sont tous des africains.Désolation de la guerre

La solution ne peut que provenir de l’Afrique.

Par Konex

Les origines de la guerre en RDC dans la région du Kivu

Par Konex

Résumé des origines de la guerre en RDC dans la région du KIvu
(première partie)
Introduction

La situation actuelle en RDC, dans la région du Kivu, découle de plusieurs conflits qui ont eu lieu depuis une vingtaine d’années dans la région des grands lacs africains. Ces multiples conflits sont liés les uns aux autres. De nouveaux seigneurs de la guerre prennent la relève de ceux qui accèdent au pouvoir. Cette courte présentation tente de résumer une situation très complexe. Ce que nous désirons souligner est que ces conflits ont engendré une culture de la guerre. Cette culture est un frein au développement démocratique et économique de cette région pourvue d’immenses richesses naturelles et humaines. La désorganisation et la multiplication des conflits engendrent malheur et pauvreté.

L’émergence  : les rebelles contre le dictateur, Ouganda, 1986.

Museveni le rebelle des années 1970 devient le président de l'Ouganda en 1986

Museveni le rebelle des années 1970 devient le président de l

Yoweri Museveni, ougandais d’origine, recrute et organise une force armée de 6000 hommes aux frontières de la Tanzanie, du Rwanda et de l’Ouganda. En 1986, la guérilla de Musevini, au tiers composée de Tutsis ougandais ou de Tutsis exilés du Rwanda, compose l’élite de la force qui renverse le président élu Obote. Parmi ces militaires d’origine rwandaise, plusieurs occuperont par la suite de hautes fonctions dans la nouvelle armée ougandaise. Paul Kagame est chef de la Sécurité. Museveni devient président de l’Ouganda et son officier de confiance Paul Kagamé participe à la fondation du FPR pour ensuite attaquer le Rwanda.

L’Offensive du FPR sur le Rwanda  de 1990 à 1993.

En 1990, le FPR lance une offensive sur le Rwanda avec à sa tête Paul Kagamé. La force rebelle regroupe des Hutus et des Tutsis, elle se bat contre le régime du parti unique du président du Rwanda Juvénal

Le rebelle Kagamé de 1990 deviendra président du Rwanda en 1996

Le rebelle Kagamé de 1990 deviendra président du Rwanda

Habyarimana. En 1990, les distinctions ethniques ne sont pas un enjeu dans la région.  Kagamé intègre des hutus dans sa force combattante de la même manière que des Tutsis servent dans l’armée gouvernementale du Rwanda. Cependant, les combats entre l’armée rwandaise et les rebelles ougandais du FPR, et le climat d’insécurité qui en découle, font renaître les tensions ethniques au sein des forces combattantes et de la population civile.
Néanmoins, suite à des pourparlés, les Hutus de l’opposition et les Tutsis conviennent qu’ils luttent contre le régime à parti unique du président Habyarimana et souhaitent une pluralité de la représentation démocratique.  En 1993, le président rwandais signe les accords d’Arusha et consent au multipartisme au Rwanda. Les nouveaux accords permettent des élections libres. C’est la fin politique de la dictature au Rwanda et du même coup, le FPR a gagné au point de vue politique. Les concessions de Habyarimana permettent au FPR d’intégrer le Rwanda.
La tengente ethnique de 1993. La Bombe du Burundi
Melchior Ndadaye, premier président élu démocratiquement est assassiné 4 mois après son assermentation

Melchior Ndadaye, premier président élu démocratiquement est assassiné 4 mois après son assermentation

Le 1er juin 1993, Melchior Ndadaye, un Hutu, remporte, dès le premier tour, la première élection présidentielle au suffrage universel de l’histoire du Burundi, en ayant obtenu 64,79 % des suffrages. Le Burundi est un pays composé aux proportions ethniques similaires à celles du Rwanda, 90 % Hutus, 10 % Tutsis. Le premier président hutu élu démocratiquement ne fait pas 4 mois. Melchior Ndadaye est assassiné et de nombreuses personnalités politiques hutues perdent la vie au cours d’un coup d’État sanglant dans la nuit du 20 au 21 octobre 1993. Ce coup de force va déchaîner des violences inter-ethniques dans tout le Burundi, déclenchant une guerre civile, qui fera, selon les estimations, entre 50.000 (chiffre avancé par la Commission internationale d’enquête des ONG) et 100.000 morts.  Ces 50 000 à 100 000  victimes au Burundi passent inaperçues pour ce qui est de la communauté internationale mais ils influencent la construction de la politique intérieure du Rwanda. Les Tutsis du Burundi dominent la sphère publique et l’armée et se livrent impunément à la répression des hutus.

La préparation du génocide au Rwanda.

En 1993, les Hutus et Tutsis croyaient à la naissance de la démocratie en leur pays. Cependant, le coup d’état d’octobre 1993 contre le premier président Hutu du Burundi laisse un goût amer dans la bouche des Hutus dans l’ensemble de la région des Grands Lacs. C’est l’étincelle qui allume le feu des haines ethniques. Les Hutus rwandais appréhendent une dictature des Tutsis qui contrôlent déjà l’Ouganda au nord, et le Burundi au sud. Le coup d’état sanglant du Burundi révèle la fragilité du processus démocratique car la

Carte de la région des Grands Lacs - Afrique

Carte de la région des Grands Lacs - Afrique

communauté internationale ne réagit nullement à la situation au Burundi et aux milliers de morts. Le Hutu power devient convaincu que la région est oubliée par la communauté internationale. Il y a mise en place d’un plan pour exterminer la menace Tutsi et les opposants du régime Habyarimana.

Le 6 avril 1994, le président du Rwanda et le nouveau président hutu du Burundi, élu démocratiquement, perdent la vie lorsque leur avion est abattu par des membres du FPR. C’est le début du génocide.

Ces événements et les forces en présence vont par la suite déstabiliser le Congo (RDC).  Cet article sera publié bientôt.

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Konex

La suite à suivre bientôt