Les origines de la guerre en RDC dans la région du Kivu

Par Eric K.  Fortin

Les origines de la guerre en RDC  et du génocide au Rwanda

Introduction

La situation actuelle dans l’est de la République Démocratique du Congo découle de plusieurs conflits qui ont eu lieu depuis une trentaine d’années dans la région des Grands Lacs Africains. Ces multiples conflits sont liés les uns aux autres. De nouveaux seigneurs de la guerre prennent la relève de ceux qui accèdent au pouvoir. Cette courte présentation tente de résumer une situation très complexe. Ce que nous désirons souligner est que ces conflits ont engendré une culture de la guerre. Cette culture est un frein au développement démocratique et économique de cette région pourvue d’immenses richesses naturelles et humaines. La désorganisation et la multiplication des conflits engendrent malheur et pauvreté.

L’émergence  : Museveni, Ouganda 1986

Museveni le rebelle des années 1970 devient le président de l'Ouganda en 1986

En 1980 Yoweri Museveni, fils d’une riche famille propriétaire terrien, perd ses élections à la présidence de l’Ouganda contre le président  Oboté. Par la suite, Museveni recrute et organise une force armée de 6000 hommes. En 1986, la guérilla de Museveni est au tiers composée de Tutsis exilés du Rwanda et ces derniers constituent l’élite de la force qui renversera le président Oboté. Parmi ces militaires d’origine rwandaise, plusieurs occuperont ultérieurement de hautes fonctions dans la nouvelle armée ougandaise et au sein du nouveau régime.  Museveni devient  président de l’Ouganda et demeurera à ce poste jusqu’à nos jours. Paul Kagame, un exilé rwandais,  est nommé chef de la sécurité du pays. La présence de nombreux Banyarwandais (rwandais en exile) au sein du pouvoir militaire ougandais fragilise l’acceptation politique de Museveni auprès de sa population. Les Ougandais subissent en bonne majorité les effets de la pauvreté et n’apprécient guère la présence de milliers de rwandais au sein de l’armée et dans les hautes sphères du pouvoir. Les rwandais, en  majorité des Tutsis, se voient montrer la porte alors que quelques violences ethniques commencent à  diviser l’Ouganda. Museveni d’une main congédie une partie de son armée révolutionnaire et de l’autre lui apporte un certain soutien, loyauté des frères d’armes. Paul Kagamé, exilé depuis son enfance, ne peut s’enraciner en Ouganda. De nouveau sans pays, il participe alors à la fondation du FPR en 1987.

L’offensive du FPR sur le Rwanda de 1990 à 1993

Le 1er d’octobre 1990, le FPR lance une offensive sur le Rwanda. La force rebelle regroupe une majorité de Tutsis et quelques Hutus. Ces exilés rwandais ont une soif de revenir au pays natal et le commandant Fred Rwigema doit contenir ses troupes. Paul Kagamé, alors en formation spéciale aux États-Unis, prend à la hâte la relève du commandant Fred tombé sous les balles dès le premier jour de l’offensive. Le Front Patriotique Rwandais réussit au cours des premières semaines à déstabiliser les villes du nord : Gyseny, Ruhengery et la commune de Byumba. Ils sont toujours loin de Kigali, la capitale, mais ils ont désorganisé le chef-lieu du président Habyarimana.

Quelques semaines plus tard, avec l’aide des militaires français chargés de la protection des occidentaux, les Forces Armées Rwandaises (FAR) contiennent l’avancée des rebelles. Cependant, cette pénétration du FPR engendre des craintes dans la population du nord au Rwanda.

Après quelques mois de conflit, le FPR se trouve en situation militaire défavorable. Le président Habyarimana reçoit le soutient de la France. Il s’en suit une suite de négociations politiques et des infiltrations de part et d’autre. La France a un contact direct avec la présidence du Rwanda et engage ses services spéciaux de renseignement. La base de la CIA en Ouganda devient très active et les Belges ont leurs services de renseignement bien en place.  Les négociants d’armes arrivent en toute clandestinité pour alimenter les forces en présence.

Négociations politiques : les accords d’Arusha

Kagamé devient président du Rwanda en 1996, formé dans des écoles militaire aux États-Unis, il maîtrise l'art de la guerre et des affaires

Au plan politique, Paul KAGAMÉ commandant du FPR  se bat contre le régime du parti unique du président Juvénal Habyarimana. En 1990, les distinctions ethniques ne sont pas un enjeu primordial au Rwanda, l’enjeu est le retour des exilés, les banyarwandais : Tutsis en majorité et Hutus dissidants.

Les Hutus opposés au régime Habyarimana et les Tutsis conviennent qu’ils luttent contre le régime à parti unique du MRND. Ils souhaitent officiellement une pluralité de la représentation démocratique.  La lutte du FPR apparait avant tout comme une quête de la démocratie.

En 1993, le président Habyarimana signe les accords d’Arusha et consent au multipartisme au Rwanda. Les nouveaux accords permettent des élections libres. C’est la fin de la dictature du MRND et du même coup le FPR remporte une victoire politique. Mais en réalité ce sont les pressions internationales et le FMI, qui renégocie la dette du Rwanda, qui contraignent le président Habyarimana à signer les accords de paix, ce qui permet au FPR d’intégrer le Rwanda. Ces accords de paix signés sous la contrainte des bailleurs de fonds ont un goût très amer pour le pouvoir à Kigali.

Radicalisation du pouvoir

Ce que le régime Habyarimana offre d’une main aux exilés porte à conséquence chez plusieurs membres du MRND. Le changement est-il possible ?  Plusieurs acteurs influents du parti se radicalisent face aux concessions faites par le président aux rebelles et ce malgré le fait qu’une bonne part de la société civile rwandaise s’engage dans un réel processus de participation démocratique.

En fait, dès  le début du conflit avec le FPR, la réaction devient très « ethnique » pour plusieurs Hutus au sein de l’organisation gouvernementale. La survivance des plaies de l’époque coloniale qui plaçait les Hutus sous la domination des Tutsis refait surface. Il y a aussi l’espoir du changement politique pour de nombreux rwandais. Le coeur des rwandais balance entre l’espoir  de la liberté démocratique et la survivance de l’assujettissement des hutus.

1992 Planification et organisation du génocide

Les extrémistes profitent du pouvoir pour promouvoir les discours de la peur et crée une image maléfique des Tutsis. Ils organisent des moyens de défense. Le 26 septembre 1991, le commandant  NBABIMANA Déogratias propose au ministre de la défense un plan secret et détaillé pour la mise en place d’une organisation efficace de l’Auto-défense de la population. En 1992, le MRND crée officiellement les milices Interahamwé et le parti se scinde avec la création de la Coalition pour la Défense de la République (CDR), véritable regroupement d’extrémistes. Des membres du CDR créent la Radio-Télévision Libre des Mille collines (RTLM), cette radio privée  « libre » joue sur la satire des Tutsis, elle alimente le feu des préjugés et diffuse de la bonne musique pour la jeunesse. Une véritable propagande  anti-Tutsi se propage dans ce minuscule pays et des organisations planifient leur moyen d’action sur l’ensemble du territoire.

À la fin de l’année 1993, les services de renseignement français, américains et belges connaissent le plan de génocide et le FPR aussi. Les extrémistes du pouvoir jouent la carte de l’extermination des Tutsis de l’intérieur pour se protéger des Tutsis de l’extérieur et aussi contre les Hutus de l’opposition. Le Rwanda et le régime Habyarimana vivent sous l’épée de Damoclès .

1993 L’ONU crée la MINUAR

L’ONU est mise à contribution pour gérer une zone démilitarisée au nord du Rwanda afin de favoriser la mise en place des accords d’Arusha. Aucune puissance  ne veut du mandat jusqu’à ce que le Canada propose sa participation pour commander la mission, sans toutefois y envoyer une force significative.

Le lieutenant-général Roméo Dallaire aspire à une promotion à la hiérarchie supérieure du Canada mais il lui manque une expérience en zone de conflit. Le Rwanda est l’occasion de parfaire son CV militaire. Sans aucune connaissance de l’Afrique et de l’ONU, il s’engage dans la mission.

Au mois d’octobre 1993, la mission déploie 2500 hommes pour assurer la sécurité à Kigali. Peu de temps après son arrivée, le Général Dallaire prend connaissances des menaces de génocide et en informe l’ONU. Cette dernière demeure sourde et aveugle derrière ses processus et le couvert de sa bureaucratie. L’ONU refuse toute intervention ou contrainte pour désamorcer les menaces à l’endroit des Tutsis.

La bombe ethnique du Burundi

 

Melchior Ndadaye, premier président élu démocratiquement est assassiné 4 mois après son assermentation

Les craintes des extrémistes hutus du Rwanda ne sont pas qu’imaginaires. Au sud de la frontière, le Burundi est le frère jumeau du Rwanda et il continue à être dominé par la minorité Tutsi et cela d’une manière assez sanglante.

Le 1er juin 1993, le hutu Melchior Ndadaye remporte la première élection présidentielle libre de l’histoire du Burundi. Ce pays est composé aux proportions ethniques similaires à celles du Rwanda : 90 % de Hutus et 10 % de Tutsis. Le premier président hutu  ne fait pas 4 mois. Melchior Ndadaye est assassiné et de nombreuses personnalités politiques hutues perdent la vie au cours d’un coup d’État sanglant dans la nuit du 20 au 21 octobre 1993. Ce coup de force va déchaîner des violences inter-ethniques dans tout le Burundi, déclenchant une guerre civile qui fera, selon les estimations, entre 50.000 et 100.000 morts.  Ces 50 000 à 100 000  victimes au Burundi passent inaperçues pour ce qui est de la communauté internationale mais elles influencent la construction de la politique intérieure du Rwanda. Les Tutsis du Burundi dominent la sphère publique et l’armée, ils se livrent impunément à la répression des Hutus pour conserver leur privilèges.

Pour les extrémistes hutus qui ont goûté la fièvre du pouvoir, le retour des exilés Tutsis est une menace réelle.  Il est étonnant de constater que la situation du Burundi, pays semblable au Rwanda, est constamment ignorée dans les articles et les études sur le génocide au Rwanda.

Élément déclencheur du génocide

Situation le 06 avril 1994 au matin
Le mandat de la Minuar vient d’être renouvelé jusqu’au 29 juillet 1994. Les accords d’Arusha poursuivent leurs cours et prévoient le départ de la force française. Le FPR et les exilés réintègrent un pays considéré comme l’un des plus pauvre de la planète. Les bailleurs de fonds mettent de la pression sur le régime. Le président Habyarimana n’est plus le leader capable de rassembler et unifier les rwandais autour d’un développement commun. Le CDR et les Interahamwé ont mis en place un plan pour exécuter les Tutsis au Rwanda.  Quelques hommes forts du régime sont prêts à rejeter les accords d’Arusha et à former un nouveau pouvoir. Malgré tout, une bonne part de la population croit à une nouvelle démocratie et au renouvellement du Rwanda.

L’attentat contre l’avion du président du Rwanda

Vers 20h30 le 6 avril 1994, le président Habyarimana et le nouveau président hutu du Burundi perdent la vie lorsque leur avion est abattu par deux missiles sol-air. Peu de temps après, la Garde présidentielle sécurise la zone du crash.  Des coups de feu retentissent dans Kigali. Suivront quelques heures plus tard l’exécution de quelques Hutus modérés et de personnalités Tutsis influentes mais le génocide n’est pas encore mis à exécution.

Qui a abattu l’avion du Président Habyarimana ?

Notre étude nous amène à conclure que les motifs et les moyens techniques impliquent directement la France, François Mitterrand, les services spéciaux français, des agents de sécurité privée (mercenaires) et des membres du CDR (hutu power).  Le suicide-meurtre de François de Grossouvre  dans son bureau à l’Élysée au  lendemain de l’attentat est le point d’interrogation qui confirme notre hypothèse. De Grossouvre était chargé de couvrir  la double vie du président et de sa famille.

François Mitterrand tente un coup audacieux

À cette époque, François Mitterrand préside la France et comprend que les intérêts de la République sont confrontés à ceux des Anglosaxons.  Le FPR est à la main des américains selon le président français. En fait, le continent africain est convoité par les Américains et dès lors la France a le devoir de protéger sa sphère d’influence. Mitterrand n’a pas hésité à ordonner que ses agents spéciaux coulent le Rainbow Warrior de GreenPeace. Il est un président de l’ombre et connait la guerre : il a été blessé au combat contre les troupes allemandes, il a été fait prisonnier, il s’est évadé des camps allemands, à son retour à Paris il a organisé la résistance tout en négociant un double jeu avec les collaborateurs. François Mitterrand est capable de tout, il a été témoin du génocide des juifs et sais très bien que les États peuvent demeurer sourds et aveugles face aux tragédies humaines.

Le président français délaisse la voie officielle  et utilise son réseau d’amitié et la permissivité des services spéciaux français pour soutenir le régime Habyarimana. Dans la totale clandestinité, François Mitterrand consent à abattre l’avion du président et à reconnaître un nouveau gouvernement d’urgence au Rwanda, le seul moyen de maintenir une présence française significative au Rwanda.

C’est alors que les services spéciaux français présentent un mercenaire privé aux putschistes rwandais. Ces dernier engagent le mercenaire pour abattre l’avion et ainsi faire disparaître le président Habyarimana, un coup d’État sans trace…. Il ne leur reste plus qu’à organiser  un gouvernement d’urgence pour contrôler le pays.

Le mercenaire à contrat et (ses équipiers ?) , vers 20h20 le 06 avril 1994,  abat l’avion avec deux missiles  SAM 16. Pendant ce temps, les services d’écoute français font état de l’avancée du FPR au Nord. Il faut bien créer un alibi, une info-intoxication  pour orienter les recherches vers le FPR.  Les putshistes rwandais prennent le contrôle de Kigali pendant la nuit et attendent une reconnaissance internationale.

L’ONU… la réponse…

Dès les premières heures, le colonel Bagasora présente son gouvernement d’urgence au général Dallaire.  Bagosora pose ainsi implicitement un ultimatum à l’ONU et à la communauté internationale : « Vous acceptez notre coup d’État ou bien c’est le génocide ?  »

Le général Dallaire n’a aucune expérience de l’Afrique et de l’ONU. Il a beaucoup de difficulté à communiquer avec son représentant diplomatique Roger Booh-Booh, un camounerais. D’ailleurs, le général canadien respecte difficilement la bureaucratique hiérarchie onusienne et se rapporte de façon verbal à son ami Baril, un canadien,  à l’ONU. Le commandant Dallaire produit peu de rapport écrit de situation et fonctionne essentiellement de façon verbale, ce qui laisse peu d’indice.

Le Général Dallaire outrepasse son mandat de chef militaire pour s’improviser diplomate, il tente un semblant d’autorité avec le Colonel Bagasora et refuse le  gouvernement d’urgence. Dallaire reconnait immédiatement la première-ministre Agathe Uwilingiyimana comme le chef d’État du Rwanda, ce que l’ONU confirme, tout en laissant le chef diplomatique onusien  Booh-Booh sur la touche de côté.

La négation volontaire du génocide par les Américains et l’ONU

Le génocide est une menace planifiée depuis deux ans au Rwanda afin de  garder un certain équilibre des pouvoirs. Cette  menace est immorale et inhumaine mais  les États-Unis n’auront aucune misère à l’ ignorer ainsi que tous les États impliqués. En fait, ce que nous retenons est que le génocide est probable et que  l’éthique et la moral ont un poids nuancé en fonction des intérêts des  États.

Le général Roméo Dallaire  en est à son premier commandement opérationnel en situation de conflit. Dallaire  fait preuve d’une volonté exemplaire, acharnée et dévouée mais ne peut saisir la portée des enjeux diplomatique.

Il est plausible que Mitterrand et ses acolytes s’attendaient à ce que la communauté internationales évite le génocide, le ton marqué de sa voix, en 1994,  lors de la commémoration du 50ième anniversaire du débarquement témoigne  d’un « plus jamais » trahis par ses amis rassemblés sur cette même plage. Tandis qu’ils soulignent les 50 ans de la shoah, se déroule un génocide au Rwanda qui est gardé de le secret des intérêts nationaux.

Le génocide en direct

Les milices Interahamwé exécutent le plan de génocide tandis que les révolutionnaires Tutsis exercent des représailles meurtrières. La population civile est victime des armes et des règlements de compte, ce qui occasionne près de huit cent mille morts et plus de 1 million de déplacés. Une personne sur cinq quitte le Rwanda pour s’exiler dans l’un des pays voisins

LA RDC (à suivre)

Conclusion

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209 mexicains tués à la frontière de l’Arizona en 2009 : Le Mexique est profondément inquiet.

209 Mexicains tués à la frontière de l’Arizona en 2009, la naissance du totalitarisme aux États-Unis

Par Konex

Voici un fait troublant sur la réalité d’aujourd’hui aux Amériques

Le ministre des Affaires étrangères du Mexique a exprimé sa profonde

Plan du mur entre les États-Unis et le Mexique et lkes points de passage.

inquiétude après la mort d’un citoyen mexicain lundi le 4 janvier 2010, le long de la frontière de l’état américain de l’Arizona.

Lors d’une conférence de presse, le 6 janvier, la police du comté de Cochise en Arizona, a affirmé que la patrouille frontalière suivait les traces d’un groupe de trois Mexicains avec des chiens lorsque est survenu l’incident. Les agents de la patrouille ont trouvé un homme de 28 ans caché dans un arbre. L’incident tragique a eu lieu au moment où l’homme tentait de prendre la fuite.

Voici la nouvelle réalité au sud des États-Unis

La police a aussi annoncé qu’au total 209 migrants  ont trouvé la mort ( ils ont probablement été abattus par la police des frontières ou leurs aidants ) en tentant de traverser la frontière avec l’Arizona en 2009. De plus, la police a arrêté 241 000 clandestins qui tentaient d’échapper aux mesures de contrôle du gouvernement des États-Unis.

Cette situation à la frontière entre le Mexique et les États-Unis soulève des questions

Les États-Unis construisent présentement un mur, une barrière hermétique, pour limiter l’immigration en provenance du Mexique. Les 209 morts en 2009 démontrent la violence et le peu de respect pour la vie de la part des agents frontaliers des États-Unis. Cela confirme la présence d’un système d’endoctrinement efficace des citoyens pour les amener à appliquer la loi sans aucun  jugement par rapport à la dignité humaine.  Est-ce que la population des États-Unis est soumise à un conditionnement ?

Le mur entre le Mexique et les États-Unis

Le mur entre les États-Unis et le Mexique

Quelle guerre justifie la mort de 209 personnes qui veulent voyager sans passer par les contrôles.

Cette situation ressemble à celle du mur de Berlin. Il y a un pouvoir autoritaire, policier et militaire qui contrôle les États-Unis. Les divers agents policiers du gouvernements américain tuent sans impunité simplement parce que des individus  désobéissent à leurs ordres. C’est la peine de mort en direct qui vous attend aux États-Unis lorsqu’un agent du gouvernement vous interpelle. Ce qui crée un climat de peur.

C’est le totalitarisme qui s’installe aux États-Unis et le Canada suit tranquillement.  Les États-Unis s’enferment dans un monde de sécurité, de peur et d’intolérance et où il n’y a plus de respect pour la vie humaine.  Cela ressemble fort bien à une dérive collective semblable à celle des Nazis il y a soixante ans.

Les États-Unis sont-ils entrain de se construire une prison ?

Les mutations économiques qui s’opèrent actuellement ne feront qu’amplifier et accélérer la dérive des États-Unis. Ce mur de protection contre les changements qui s’opèrent dans le monde deviendra-t-il une prison pour le peuple américain. Toutes les dérives sont possibles.

Konex

Vivre libre ou mourir, telle est la devise.... libre jusqu'à où ?

Carnet de voyage : Cuba, Playa Giron, Baie des cochons.

Carnet de voyage : Cuba, Playa Giron, Baie des cochons.

Un centre touristique hors des grands réseaux.

Dès mon arrivée à l’aéroport de Varadero, l’agent touristique de TMR me réfère un taxi car je suis seul à me diriger vers cette destination. Je vais immédiatement échanger mes dollars canadiens pour les CUC et monte dans le taxi.  La marée de québécois n’a pas encore rejoint les bus que notre Skoda Octavia roule déjà vers le sud. J’ai deux heures et demi à passer avec mon chauffeur cubain.  Alors, il est temps d’échanger un peu.

Maoim, le chauffeur, est très fier de sa Skoda qui affiche 345 000 kilomètres en trois ans. Pas une réparation selon ce qu’il dit alors qu’il contourne des nids de poules. Cette portion de route ressemble fortement à ce que l’on retrouve à l’occasion au Québec. Nous nous faisons asphyxiés par de vieux Fords qui crachent une fumée noire.  Nous dépassons des charrettes à chevals, des skooters et des cyclistes. Cette route est un véritable feu croisé de dépassements où se mélangent cinq décennies de modèles de voitures et de camions et quatre continents de constructeurs automobiles.  Ce qu’ils ont en commun est de laisser une fumée très parfumée de pétrole.

Je note que les piétons et les cyclistes prennent leur espace sur la route et ne se sentent pas menacés par le trafic des véhicules. C’est qu’à Cuba la loi criminalise les chauffeur qui frappent un piéton.  Alors, un conseil aux Montréalais, ne louez pas de voiture à Cuba car vous pourriez vous retrouver dans la shnout.

Tout le long de la route, il y a des cubains qui tendent le pouce.  J’informe Maoim qu’il peut prendre des gens aux passages ;  « on peut les aider ».  Très professionnel, mon chauffeur de taxi poursuit son chemin. Je ne reviens pas sur le sujet.  Je laisse aux cubains de choisir ce qui se passe à Cuba.

Alors, tout au long de notre route, nous assistons aux grimaces de jeunes cubaines offensées de voir ce taxi occupé par une seule personne. Et quelles grimaces, elles faisaient tout un spectacle.  Cela me rappelle Kigali alors que j’empruntais les taxi communs et que l’on s’assoyait les uns sur les autres. J’avais assis un vieil homme sur mes genoux pour le trajet d’une heure. Mais à Cuba, c’est le privilège du touriste. De plus que je ne parle pas un mot d’espagnol.

Nous avons quitté le trafic de Varadero et traversons la campagne avec ses plantations de bananes, de cannes à sucre, d’oranges et ses fermes d’élevage. Nous traversons aussi quelques agglomérations comme Caonos, San Jose de Marco ou Coliseo.  Ça ressemble beaucoup à  l’Afrique d’il y a 20 ans, comme si Cuba avait échappé au passage du temps. J’apprends aussi que Maoim, père de trois enfants, partage son taxi avec un autre chauffeur. La majorité des emplois à Cuba sont partagés, Maoim travaille 2 jours et chôme deux jours comme beaucoup de cubains. Il est un enfant de la province de Matanza et nous passons par son village natal. Il est radieux et très heureux de me montrer son école. Sa femme et ses trois enfants, ainsi que ses parents y partagent une grande maisons où chacun a une pièce.  Maoim prend son cellulaire et me montre les photos de sa famille.  Je lui réponds que je n’ai pas de photos car elles sont dans mon cellulaire et qu’il est resté au Canada. Pour gagner sa vie, Maoim demeure à Varadero loin de sa famille et les moyens de transport ne lui permettent pas d’effectuer couramment les 100 kilomètres qui le séparent de son village natal.

Tout bon chauffeur de taxi a un pied entre deux mondes, il passe de l’un à l’autre.  Les taxis sont des passeurs… Alors, à une halte de taxi, il va prendre une pose pipi.  De belles jeunes femmes déambulent le long du taxi. Il me dit à son retour « one for me, one for you ».

« Hé, I’m the tourist, two for me « . « Ok I’m jokking, half and half ». I have a girlfriend ».

Quelques rires et le taxi reprend sa route en laissant les belles jambes cubaines dans les rétroviseurs. Nous traversons une forêt qui appartient au patrimoine mondial de lUNESCO et un centre d’élevage de crocodile. C’est l’occasion d’une blague capitaliste de ma part : eat or be eaten…  mais bon avec les gestes on se comprend et on réfléchit. Je lui fait comprendre que j’ai déjà mangé du crocodile et ça m’intéresse pas.

La Station Playa Giron

Ma maison à la Playa Giron

Ce lieu de villégiature est composé d’un complexe central où on retrouve réception, bar, piscine, cafétéria, une boutique, coffret de sûreté  et hall. Les services complémentaires sont aléatoires selon le moment de la saison touristique. Une centaine de petites maisonnettes sont réparties aux alentours du complexe et sont surveillés par des guetteurs.  Cette zone est inaccessible aux cubains.  Cependant, la plage et l’extérieur du complexe appartiennent à la vie des cubains. Alors, ce n’est pas comme à Varadero où les cubains viennent travailler en zone touristique ; à la Playa Giron, la zone touristique est implantée au coeur de la vie cubaine.

Lorsqu’on arrive à la Playa Giron, on se sent loin de chez soi car ce lieu semble triste et à l’abandon, surtout si on arrive un jour de pluie. Alors, dites au revoir au stress de la vie quotidienne car ce lieu est parfait pour décrocher, surtout si vous aimez le snorkeling et la plongée. La lecture sur la plage est fort agréable. Une visite du village permet de constater et de partager  la réalité de la vie cubaine. La bonne humeur et l’accueil des employés de l’hotel vous réconforteront. Certains soir il y a des orchestres avec de bons musiciens. Je me suis rapidement senti chez moi.

Je me suis arrêté au village pour discuter avec un ouvrier masson qui séparait la roche des sédiments. Il ressemblait à un vieillard. Il me racontait en espagnol que les roches étaient pesantes. Il y avait trop de roches pesantes et pas assez de sable pour couler le béton. Je ne parle pas espagnol mais je comprenais sa situation. Cet homme devait accomplir un difficile labeur, presque impossible. Il ne pouvait pas couler un bon béton avec les matériaux qu’on lui avait fournis.  En effet, Cuba a été touché par de forts ouragans au cours des dernières années. Il faut reconstruire, cela aussi malgré l’embargo

Le paradis des plongeurs

La Playa Giron abrite un  Centre international de plongée où vous trouverez un excellent « maître de plongée »  en la personne de Renel et des guides-instructeurs compétents comme Guillaume qui parle bien le français. Soyez à l’heure car le bus part à 9H00 le matin. Ce sont des pros, alors, les instructions sont claires, les plongées

Le centre international de plongée à la Playa Giron, Cuba

planifiées et les délais très bien respectés. Tout cela dans le calme, la joie et la détente.

Les sites de plongée

Les sites de plongée sur la rive  sont nombreux et donnent sur la barrière de

Carte des lieux de plongée dans la Baie des Cochons

corail. La Baie des cochons est une zone à l’abri des aléas de la mer des Caraïbes  alors il y toujours un lieu où plonger. La diversité de la faune et de la flore marine est un spectacle pour les yeux. Sur le site de EL Tanqué nous avons déniché deux Poissons Lions et une murène. Il y a tant à voir et la difficulté est de nommer les poissons (le nom local, ou bien en espagnol, ou bien en anglais , ou en français, ou en latin).

Le centre offre un service de navette (5 cuc), une initiation à la plongée (10 cuc ) et aussi la certifictaion internationale (385 cuc). Il en coûte seulement 25 cuc par plongée, équipement et instructeur  fourni, durée de 45 à 50 minutes, et ce dans l’un des plus beau site de plongée.

Préparation de la plongée à El Tanqué, Baie des Cochons, Cuba

Renel le "diver master" relaxe entre deux plongées avec le chauffeur du bus

Le bus des plongeurs de la Playa Giron

Susan Boyle représente-t-elle un changement dans nos valeurs.

Je suis ému par la performance de Susan Boyle. Sa voix est magnifique et elle représente un personnage authentique, reflet d’une vie ordinaire. Elle cache un immense talent, un don, une voix extraordinaire qui chante le mouvement profond de la mutation de nos sociétés.

Depuis des décennies, les médias ont construit des modèles quelque peu artificiels de l’artiste. Ces modèles ont créé une industrie de la consommation et de la transformation personnelle. Susan Boyle ne participe pas à cette voie qu’on lui impose. Elle se contente de vivre sa petite vie.

L’approche mercantile de l’idéologie du capitalisme a fortement influencé le développement de l’art, de la chanson et du statut d’artiste. L’industrie des arts crée des critères de beauté et d’esthétisme très éloignés de la condition humaine ordinaire. Susan Boyle représente une femme très ordinaire. Elle représente ce que la femme ne veut pas être car les médias nous ont dicté ce qu’était la beauté.

L’industrie des arts exige des facteurs de changement pour celles qui désirent exprimer leur art. Les artistes ont besoin de coiffeuse, esthéticienne, entraîneur, guru, mode, architecture, réseautage et de réseau de diffusion. Susan Boyle n’a rien de tout cela mais elle sait nous charmer par sa voix.

En fait, je pose une question : Susan Boyle est-elle si laide. Ne reflète-t-elle pas une certaine beauté ? Une beauté telle que les peintres romantiques la dessinait au 19e siècle.

Les starlettes modernes ne portent-t-elles des masques, adoptent des attitudes pour être des ouvrières de la chanson en échange du salaire d’une gloire médiatique. Susan Boyle offre sa voix et nous montre que l’on peut rêver tout en demeurant soi-même.

Il y a environ 4 ans, une jeune femme du Québec ressamblant quelque peu à Susan Boyle  a participé à un concours similaire et elle a gagné malgré tout. Cependant, d’énormes efforts ont été fait pour travailler le look de Marie Hélène Thibert, sa voix singulière est tranquilement tombée dans l’oubli.  Elle a intégré malheureusement l’autobus du showbusiness.

Certes, le système artistique va tenter de  modifier l’authenticité  de Susan Boyle afin d’en faire un produit industriel de l’art. Cependant, de plus en plus l’art reprend sa place dans le quotidien et l’âge mature de la chanteuse lui permettera peut-être de résister.

L’art de la chanson est fait pour les gens ordinaire et par les gens ordinaire et il procure  à tous un moment extraordinaire. C’est l’art qui est extraordinaire, non ceux qui le produise.

Le Vénézuela devient comme Cuba lors de la guerre froide

Par Konex

Bombardier Tupolev 160 de l'aviation russe

Bombardier Tupolev 160 de l

Le 10 septembre 2008, le Vénézuela a accueilli sur son territoire un bombardier stratégique russe dans le cadre d’un pacte d’amitié entre les deux nations. Hugo Chavez, président du Vénézuela, a invité les pilotes russes a demeurer en son pays aussi longtemps qu’ils le désiraient. Les russes ont reçu d’une manière très favorable cette invitation.

Le Tupolev 160 est un bombardier moderne à long rayon d’action qui est considéré comme une arme stratégique. Depuis quelques années, le Vénézuela investit des milliards de dollars en armement en provenance de la Russie. Le président Hugo Chavez veux créer une zone de protection dans les Caraibes, à la limite de la zone d’influence légale des États-Unis.
Zone d'exercice de la marine russe en novembre 2008

Zone d

Du 10 au 14 novembre 2008, un groupe de navires de guerre russes participera à un exercice commun avec les forces militaires du Vénézuela dans les eaux internationales des Caraibes. Depuis la fin de la guerre froide, il y a 20 ans, c’est le premier déploiement de forces russes significatives si près de la frontière étatsunienne. 
Les États-Unis ont tenté de diaboliser par les médias Hugo Chavez qui refuse d’acheter de l’équipement militaire américain à des coût excessifs. Le président Chavez a été élu d’une façon démocratique et transparente par la population du Vénézuela. Le Vénézuela utilise l’argent du pétrole,  qu’il vend aux États-Unis, pour nourrir sa population et créer une zone d’influence « sans les États-Unis ». 
Tandis que Castro se meurt, Chavez et le Vénézuela lancent un défi aux États-Unis. Le président du Vénézuela reçoit le soutien de l’Iran, de la Russie et de la Chine. L’élection démocratique de Chavez, reconnue par l’ONU et les États-Américains, donne une dimension au président Chavez que ne possédait pas Castro.
Au mois de novembre qui arrive, alors que le monde plonge dans une récession économique, il va se jouer dans la mer des Caraibes un jeu d’échec qui risque de modifier le nouvel ordre mondial. 

Quelques heures au paradis du Camping du Gouffre, Baie St-Paul.

Je reviens d’un super week-end au Camping du Gouffre situé à Baie St-Paul. En ce milieu du mois d’août, le soleil a bien réchauffé nos peaux quelques peu refroidies par plusieurs semaines de pluie.  Notre groupe de 7 adultes et 4 enfants a vécu en ce lieu de magnifiques heures de plaisir.

Nous avons découvert un camping très Vert, composé de terrains espacés et délimités par de nombreux arbres, buissons et herbes. La petite ferme intéressera les enfants et tout ceux et celles qui aiment les animaux. On y retrouve des moutons, des chèvres, des poules, des lapins, des oies et des poney. Une piscine permet d’accommoder les enfants et les adultes. Il y a aussi des airs de jeux pour les enfants et un court du tennis verdoyant pour les plus vieux. Ne vous étonnez pas de perdre une balle dans le couvert végétal.

Un dépanneur offre de tout, et de la bière et du vin. Les prix sont quelques peu exagérés pour certains articles. Mais combien coûte le bonheur ? Évidemment, il y a les moustiques. Si vous n’aimez pas les bibittes, alors ce lieu n’est pas pour vous. Aussi, l’eau y est ferreuse. Les douches ont donc une couleur jaunâtre, ce qui donne un aspect malpropre aux instalations sanitaires. Il s’agit de faire la part des choses.

Le poids des olympiques sur la géopolitique internationale

Cet article a été initié lors des jeux olympiques de 2008.  Il rapporte comment la Russie a utilisé la période des jeux pour déstabiliser la Georgie pendant que les médias  focussaient sur les jeux dOlympiques.

Deux années plus tard, lors des jeux d’hiver de 2010 à Vancouver, un Georgien se tue  le jour de l’ouverture des jeux Olympiques. Selon les infos disponibles, cet athlète était de second tour. Cette mort permet à ce pays sans signifiance d’être projetté sur la MAPMONDE.  Au même bulletin de nouvelles, l’OTAN annonce une grande offensive contre un bastillon Taliban.

Alors que les jeux Olympiques ouvrent les compétitions athlétiques, la Russie se lance en guerre contre la Géorgie pour freiner l’avancée politique des États-Unis dans la région. Quelques autres états vont peut-être profiter de  l’ondée médiatique olympique pour résoudre des problèmes médiatiquement délicats.

En effet, les grilles horaire des grands médias sont actuellement surchargées par les Olympiques. Alors, il ne reste que peu de place sur les réseaux d’information pour des régions presque « inconnues ». C’est l’occasion pour des états et des sous-états de régler des situations délicates.

C’est que la majorité des grands médias ont déboursé une somme colossale pour diffuser les jeux. Il y a un retour commercial sur le temps de diffusion et chaque minute vaut des milliers de dollars. Alors, l’ensemble de la planète sera inondé par les images des jeux de Pékin et des publicitaires tandis que de petits conflits meurtriers vont s’allumer ou s’éteindre à quelques endroits sur la planète. Ils apparaîtront peut-être succinctement au téléjournal.

À la fin des jeux, les téléspectateurs vont goûter le spectacle des nouveaux champions sportifs. À ce moment, de petits espaces de planète vont passablement se modifier pour tranquillement construire un nouvel ordre mondial. Des batailles stratégiques vont avoir eu lieu.